Une délégation djiboutienne, conduite par Monsieur Souleiman Moumin Robleh, Secrétaire général du Ministère de l’Intérieur, accompagnée par Monsieur le lieutenant-colonel 𝐌𝐀𝐇𝐃𝐈 𝐎𝐌𝐀𝐑 𝐌𝐀𝐇𝐀𝐌𝐎𝐔𝐃, a participé à la 14e réunion des hauts fonctionnaires du Processus de Khartoum qui s’est tenue à Paris du 14 au 15 avril 2026.

Le Processus de Khartoum est un cadre de coopération entre les pays d’Europe et de la Corne de l’Afrique visant à renforcer le dialogue, à lutter contre la traite des êtres humains et le trafic de migrants, ainsi qu’à coordonner les politiques migratoires.

Il convient de rappeler que la France a assuré la présidence du Processus de Khartoum pour la période 2025-2026.

Cette réunion a mis en évidence la nécessité de renforcer le dialogue entre les pays participants, de mettre l’accent sur la gestion concertée des flux migratoires, notamment sur les routes passant par la Corne de l’Afrique, et de donner la priorité à la lutte contre les réseaux de trafic et de traite.

Au cours des travaux, la France a présenté une demande du Royaume-Uni visant à réintégrer le Processus de Khartoum. Cette demande a été examinée et la réintégration a été formellement approuvée.

La deuxième journée a également porté sur la décision de l’État d’Érythrée de se retirer du Processus de Khartoum. Les partenaires ont reconnu la souveraineté de l’Érythrée tout en saluant son engagement. À la suite de ce retrait, des consultations seront menées pour définir les modalités de remplacement du siège vacant.

À cette occasion, le Secrétaire général du Ministère de l’Intérieur a exprimé le souhait de voir Djibouti intégrer le Processus de Khartoum en remplacement du siège laissé vacant par l’Érythrée. Il a également proposé l’introduction de la langue française comme langue de communication.

L’Ouganda a présenté les orientations stratégiques, politiques et opérationnelles de son futur mandat à la tête du Processus de Khartoum, précisant sa vision du dialogue euro-africain en matière de migration, mobilité et protection.

La réunion s’est conclue par la cérémonie de passation de la présidence entre la France et l’Ouganda, suivie d’une photo de famille pour immortaliser l’événement.